€uroshima
Parler nous un peu de vous. Qui êtes vous? Comment vous êtes vous rencontrés?
Ce n’est pas dur de se rencontrer dès l’instant où l’on ne se contente pas de végéter devant internet ou un DVD. On a toujours trainé dans le même milieu. Cela fait des années qu’on se connaît. Il ne nous restait plus qu’a démarrer quelque chose ensemble.
Comment êtes vous arrivés dans la musique?
Nous étions déjà dedans avant de mettre au monde €urOshima.. J’ai joué dans les Cadavres et Infraktion, Yann dans les Sales Majestes et Lisa était dans Darling Genocide.. Lorsque les divers groupes ont splitté on s’est retrouvé avec l’envie de faire quelque chose ensemble. Surtout de faire une musique qui tranche avec ce que nous avions déjà fait, et pas simplement un succédané du passé. Nous sommes partis de rien avec la volonté de tout créer. Une formation à 3, qui nous permet d’être mobile et de pouvoir jouer pratiquement partout.

Pourquoi ce nom €urOshima?
C’est la contraction de l’Europe et d’Hiroshima. Un façon de dénoncer le fait que l’on vive dans un monde où la menace nucléaire ou même notre réalité atomique à fait de nous des morts en sursis. Il y a eu Tchernobyl, qui est l’une des catastrophes les plus connues mais on a aussi tiré 2055 essais atomiques dont 520 dans l’atmosphère depuis la dernière guerre mondiale. Comment s’étonner encore des maladies qui nous éliminent petit à petit. La catastrophe n’est plus à venir, elle est déjà là. Il y a la volonté de dénoncer ce monde agonisant et inhumain dans lequel nous ne faisons que passer noyé dans le néant des jours..
Quels sont vos influences musicales?
Il n’y en a pas spécialement. On a justement essayé de créer une musique hybride essayant d’échapper aux codes habituels. Quelque chose qui nous corresponde sans avoir de compte à rendre à ceux qui aiment les étiquettes. Pour l’esprit et la démarche cela reste résolument punk, mais avec les moyens et le son de l’époque.

Pouvez vous nous parler de votre musique, de vos albums?
La musique n’est qu’un moyen de toucher les gens et de diffuser le plus rapidement possible un message. C’est le meilleur vecteur de communication et de subversion. Le disque est une façade. Mais cette musique implique aussi un style de vie, une vie ou une cause quelle qu’elle soit à condition qu’elle dépasse les mobiles mesquins du quotidien.
Qui écrit? Qui compose?
C’est un travail collectif qui se suit de répète en répète. Tout se fait en commun. Chacun à sa spécialité. La musique, les textes mais aussi tout ce qui concerne l’image du groupe, et qui se décline à travers des visuels, des slogans. L’ensemble dilué dans le jaune et noir.. Les couleurs du danger. Trop de groupes de nos jours n’ont aucune identité, ils se contentent de jouer, c’est comme cela que nous avons des tonnes de groupes qui sont des sous machin ou des sous trucs..
La musique se réduit ainsi à une marchandise consommable qui n’a plus d’âme. Comme si la notoriété était l’unique valeur. La fameuse reconnaissance sociale. Cela colle bien à l’époque qui se décline dans toute l’étendue de sa vulgarité.

Que pensez vous du téléchargement?
C’est un débat complexe. D’une part les disques sont devenus trop chers. Et je comprends parfaitement les gens qui piratent pour avoir accès à la musique. D’un autre côté, le téléchargement ne fait que détruire les groupes qui essayent d’émerger. Il faudrait dans ce système plus de solidarité avec les petits groupes. Il y a toujours ceux qui s’engraissent et ceux qui ramassent les miettes. C’est ça qu’il faut changer. Comme quand est apparu le mouvement alternatif.. A présent la donne est différente, il faut que les moyens de lutte le soient également. Mais surtout si on pirate il faut savoir choisir sa cible.
Des dates de concerts à venir à faire connaitre à nos lecteurs? Ou une parution d’album?
Premièrement, l’album « Tant qu’il y a de la vie, il y a du désespoir » est sorti le 20 octobre chez Crash Disques. C’est notre premier album. Il suit 2 maxis autoproduits qui ont été épuisés.
Pour l’instant nous essayons de tourner le plus possible, car un groupe qui ne tourne pas est un groupe mort. Le soucis est que c’est devenu de plus en plus dur pour un groupe de se faire entendre. Manque de structure, de moyens. L’époque est faite pour que l’homme se contente de l’abrutissement des écrans plasma et plus pour vivre loin de la réalité. La télé remplace la vie. D’ici peu, il n’y aura plus de disque et bientôt plus de concerts car cela perturbe l’ordre ambiant. Nous nous acheminons vers une société où il n’y a plus besoin de couvre feu pour que les gens consentent à rester enfermés.
Avez-vous un site internet à nous faire connaitre?
Soyons mégalo, il y a le notre : euroshimaaa.free.fr, ou en plus du myspace on trouve des chroniques hebdomadaires, coup de gueule ou autre sur l’actualité. C’est une sorte de fanzine qui est un complément aux textes des chansons et développe certains sujets. Il y a aussi l’actualité du groupe. De plus il y a aussi une boutique qui permet de commander notre merchandising sans avoir à nous courir après en concert.
Un message particulier pour nos lecteurs?
Il faut arrêter d’assister à notre anéantissement comme si c’était un spectacle de plus.

















































































































novembre 16th, 2010 à 2:26
Euroshima c’est le nom d’un groupe argentin des années 80….
http://www.myspace.com/euroshimaband