Pour commencer, parlez-nous un peu de vous. Qui êtes-vous? Comment vous êtes-vous rencontrés?

Nous sommes le groupe Elista – François et Thomas composent, jouent de la guitare et chantent, Marc est à la batterie, et moi, Benjamin, j’écris les textes. On s’est rencontrés à la maternelle, avec Thomas… ! Ensuite, ce fut François, au collège, puis Marc, au lycée.

Comment êtes-vous arrivés dans la musique?

On a toujours aimé ça. Adolescents, François, Thomas et moi courrions les magasins de disques Parisiens à la recherche de ceux de Bowie, de Lou Reed, des Beatles ou de Led Zeppelin… On découvrait aussi tout ce qui se faisait en direct ; c’étaient les années quatre-vingt dix, elles étaient riches - Jeff Buckley, Dominique A, Massive Attack, Rage Against The Machine, NTM, le premier Miossec, Nirvana, Portishead…
Thomas et François ont intégré un groupe de reprises avant de vouloir composer leurs propres titres. Un jour, ils m’ont demandé de les écrire et, un peu plus tard, à l’occasion de notre premier concert, Marc a intégré ce qui est devenu Elista. Avec l’aide des 18 Marches, la salle dans laquelle nous avons fait ce premier live, nous avons enregistré une maquette. L’un de nos titres, « Debout », a plu à certaines radios, on s’est faits remarquer comme ça. Ensuite, ce fut l’enregistrement d’un premier, puis d’un second album. On compose le troisième en ce moment même.

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Pourquoi ce nom, “Elista”?

Comme je l’ai dit, on aimait beaucoup de choses, beaucoup de styles musicaux. Tous nos titres étaient en Français, mais parfois, c’était leur seul point commun… Et on a su très tôt qu’on ne voulait se limiter à rien. On a donc évité de prendre un nom trop figé…
Quand tu t’appelles THE FUCKERS et que tu sors un album de ballades acoustiques, ça fait bizarre, tu vois ce que je veux dire… ?
On voulait passer de la chanson au rock, à la pop, que sais-je encore. Elista était un nom qui sonnait bien, évocateur, on se sentait à l’aise avec. Et, pour l’anecdote, c’est le nom d’une ville, trouvé par François dans un Atlas.

Quelles sont vos influences musicales?

Elles sont très larges ! Beaucoup de choses nous ont marquées. Thomas a grandi avec les disques de son frère, il s’est passionné pour Depeche Mode, Pixies, Cure, Gainsbourg très tôt.
François, c’était avec ceux de son père – il récupérait des albums incroyables de Neil Young ou des Supremes… Il adore le Rap, type Grandmaster Flash, des choses comme Chic ou James Brown, aussi, et la pop très orchestrée, entre autres.
Marc a d’abord aimé des choses plus massives - certains trucs de Isis par exemple - et plus expérimentales. Il est encore dingue de Sonic Youth, des Liars, pour ne citer qu’eux.
Enfin, j’aime beaucoup les chansons de Brel, de Ferré, de Gainsbourg, de Bob Dylan, de Leonard Cohen, de Morrissey ou de Barbara, et certains rappeurs également.
Je crois que tout ça bout à bout donne une petite idée de ce qu’on aime.

Pouvez-vous nous parler de votre musique, vos albums?

Jusqu’ici, nous en avons sortis deux ; le premier, « Elista », a donc été porté par la chanson « Debout ». Il est assez lo-fi, a été enregistré à partir des bandes de nos maquettes. Il est plutôt intime, mais c’est j’imagine un album de rock, néanmoins.
Le second, « La Folie Douce », a été enregistré avec Dimitri Tikovoï, Antoine Gaillet et Christine Verschorren, qui ont individuellement travaillé avec Placebo, M83 ou Ghinzu. Il est plus produit, plus Anglais dans le son, plus écrit aussi, à la manière de « Dès Le Départ, Dès Le Début », son premier extrait.
J’espère que les deux se complètent, car on essaie de ne pas faire deux fois le même.

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Qui écrit? Qui compose?

Thomas et François composent, j’écris, puis le tout est retravaillé avec Marc. C’est une formation assez spéciale, car je ne chante pas et que François et Thomas chantent tous les deux à tour de rôle. Je me suis souvent demandé pourquoi la géométrie des groupes changeait si peu, d’ailleurs – nous, en tous cas, c’est dans cette configuration que nous avons trouvé notre équilibre.

Que pensez-vous du téléchargement?

Le mot est large. Le téléchargement, c’est idéal lorsque l’on met des inédits en téléchargement gratuit sur notre myspace ; ça fait plaisir à tout le monde. Maintenant, pour soutenir les groupes qu’on aime, il n’y a qu’à acheter les disques, c’est comme ça, c’est une réalité économique.

Des dates de concerts à venir à faire connaitre à nos lecteurs, ou une parution d’album?

Nous préparons donc le troisième album…
On est assez longs à composer, mais là, on a bien avancé. Nous avons d’ailleurs mis une vidéo sur myspace ; Thomas, François et Marc y jouent « Des Couleurs A Ta Robe », une nouvelle chanson, en acoustique, à la maison. C’est très spontané.
Nous devrions finir les autres chansons d’ici la fin de l’année, et l’on espère sortir l’album en 2009.
Les concerts suivront… !

Avez-vous un site Internet à nous faire connaitre?

Notre myspace, bien sûr, puisqu’on communique beaucoup à travers lui. On y met des extraits de live en vidéos, des morceaux inédits en téléchargement gratuit, nos playlists respectives, et l’on y tient un journal à l’attention de ceux qui s’interrogent sur l’état d’avancement du troisième album (www. myspace. com/elistamusic).

Pour terminer, un message particulier pour les lecteurs?

J’ai envie de leur souhaiter une bonne rentrée !
Les vacances, c’est fini pour nous aussi. Et j’ai pas mal d’enthousiasme à communiquer… !
Enfin, à vous, merci et bonne continuation.
Au fait, sympa, votre site !

Merci à vous 

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